TROP DU BLOG!


Festival del Film di Locarno 2011!

Publié le 22 août 2011 par dans Cinéma 3

“Locarno, c’est bien.”

Dire que j’y étais, à ce fameux 64ème festival du film de Locarno! J’ai pris un peu plus mon temps que Ludo pour parler de mes quelques jours sur place, étant donné que j’ai fait la soirée d’ouverture, à savoir le 3 août, ainsi que la journée du 4, le 5 étant réservé aux ballades nées sous le signe de l’amour. Mais bon, comme disait Jésus, “Mieux vaut tard que jamais, mon frère”.

Piazza Grande

Ce qui est sympa, c’est l’été 2011, l’été de tous les désespoirs niveau temps. Par chez nous, on se dit qu’au Tessin, il fait toujours beau et chaud.

Ceci est un mensonge.

Première soirée sous le signe de

la peur et du suspense

Pour la soirée d’ouverture, tout s’annonçait bien: ciel couvert, averses pendant le trajet, vent glacial. Jusqu’à ce que tout ceci s’arrête. OUI ! Joie! Nous ne sommes pas obligés de regarder le film en plein air sous la pluie!

On a frôlé la catastrophe, car une demi-heure avant le début de la projection, il a commencé à roiller sa maman. Déluge. Panique. Pèlerine Coop. Peur. Mouillé.

Mais ça s’est arrêté! On était plutôt content d’ailleurs! La preuve:

cet homme est content

Petit message d’une grande personne

Cette édition du festival honorera un grand cinéaste (il paraît , je ne connais pas), il s’agit de Vincente Minnelli. C’est un grand réalisateur des années 40 à 60. Pour lui rendre hommage, une vidéo est projetée, et une très vieille personne raconte son expérience avec Vincente, expérience professionnelle comme relationnelle. Cet homme qui se souvient très bien de son amitié d’il y a quoi, 30? 40? 50 ans en arrière? C’était très touchant à voir et à entendre. Très affectueux.

Surtout qu’il s’agissait de Kirk Douglas, grand bonhomme du cinéma qui fête ses 95 ans! Magique! Et comme il disait, “Je suis désolé de ne pas être là avec vous cette année… Peut-être la prochaine fois!”. La classe!

Super 8

C’est parti pour la première projection! Super 8, de J.J Abrams (Lost, Star Trek…) ouvre le bal.

Je me réjouissais vraiment de voir ce film. Je me souviens des premiers teasers, avec cet accident de train, ce monstre mystérieux qui défonce le wagon où il est enfermé. Ni plus ni moins! Film d’horreur? Thriller? Pour les plus grands? Ben non! Enfin, oui, mais pas que! Produit par Spielberg, il est finalement annoncé comme le E.T 2011, l’hommage à ces films années quatre-vingt où les enfants étaient héros d’une grande aventure, Goonies style. Donc bon, ça sera pas un thriller horrifique qui fait mega peur hein. Mais une très bonne surprise. Ce qui est amusant c’est de le voir avec quelqu’un de sceptique, voir pas du tout emballé, et que ce quelqu’un dise “Putain mais c’était énorme!” à la fin de la projection.

Super 8, c’est une bande de gosses à la fin des années 70, qui tournent un film. Un film de zombies. Le tout pour participer au Super 8 festival je crois, concours de courts-métrages tournés en… super 8, oui! Lors d’une scène tournée la nuit, ils sont tous témoins d’un accident de train étrange… Et c’est parti!

Un bon film, de loin pas un chef d’oeuvre, mais qui sait un futur classique pour les plus jeunes comme E.T a pu en bercer certains durant leur enfance. C’est rempli d’action, d’humour et de sursauts, et c’est franchement bien foutu. Pour moi, c’est une grande réussite! Faut avouer qu’aussi, en plein air, avec un écran pareil et la sono qui va avec, c’est difficile d’être déçu! L’accident de train en a fait sursauter et crier plus d’un chez les spectateurs! Attention aux cardiaques donc ;)

Image de prévisualisation YouTube

Hello! Shu Xian Sheng – Mr. Tree

Le lendemain, c’est journée movies. Ca tombe bien, il fait au moins 35 degrés.

11h00, premier film, “Hello! Shu Xian Sheng” aka “Mr Tree” pour ceux qui retiennent mal le chinois. Long métrage réalisé par Jie Han.

Le film raconte la vie de Shu, un chinois un peu pov’ type dans le genre. Il ne prend rien au sérieux, n’est pas des plus respectés, est un gros glandeur qui ne pense qu’à boire… C’est à peu près tout.

Il va pourtant avoir un coup de foudre. Pour une ravissante sourde et muette. Son nouveau projet est donc de la marier. Il décide alors de changer et part travailler chez un de ses amis, histoire de se faire quelques tunes pour un bon mariage.

Seulement, on est qui on est. Son passé le rattrape, son autodestruction aussi. Arrivera-t-il a être heureux une fois dans sa vie? Surtout qu’après un rêve, en lien avec son père et son frère, tout deux morts, les choses vont changer. Shu, depuis, voit l’avenir, grâce à l’arbre, qui lui parle…

J’avoue que j’ai plutôt apprécié le film, même si tout n’est pas excellent. Certaines longueurs, certains jeux d’acteurs, certaines scènes un peu inutiles, et une fin un peu incompréhensible. Enfin pour ma part, je ne vais pas généraliser, mais… mouarf.

Un film qui se laisse regarder, qui vaut le coup si on aime le cinéma asiatique, mais dispensable pour les autres. Non ce n’est pas dur. Mais je vous assure, je ne crache pas dessus non plus!

Image de prévisualisation YouTube

Beirut Hotel

Je n’ai pas trop envi de m’éterniser sur ce film. J’ai personnellement peu apprécié.

C’est un film franco-libanais réalisée par Danielle Arbid.

Une jeune chanteuse libanaise (Darine Hamzé) vit une histoire d’amour avec un avocat français (Charles Berling) en voyage d’affaires à Beyrouth qui sera soupçonné d’espionnage et traqué. Désir, intrigue et violence dans un Beyrouth fragile, hésitant entre guerre et paix.

Pourquoi ça n’a pas pris? Je dirais que j’ai rarement senti une distance entre un film et moi-même. J’ai pas pu supporter ce jeu d’acteurs théâtral, peu crédible, ces fausses intonations où l’on se dit “Jeeeeeez, on fait encore des films pareils? Les acteurs font-ils exprès? La réalisatrice aime-t-elle vraiment ça??”.

Etant donné que le film se passe au Liban mais que les acteurs parlent principalement français, j’me suis dit que peut-être, c’est le fait qu’à la base, ils parlent pas français, et qu’ils ont pas la même intonation que nous. Ce qui fait son charme avec des étrangers. Mais quand les French du film font pareils, là non. Je peux pas désolé.

Une histoire qui avait un certains potentiel, une bande son assez prenante (l’actrice principale qui chante, un délice!), des facettes du Liban à découvrir, bien que terrifiante… Dommage. Vraiment! Peut-être son prochain film? Ou les anciens!

Il n’y malheureusement pas de bande annonce, car, je cite: “La bande-annonce sera à nouveau visible en octobre. Deux mois avant la diffusion du film sur Arte, qui l’a financé et sa sortie en salles dans différents pays“.

Prenez votre mal en patience, si j’y pense je viendrai la mettre!

The Color Wheel

Ooooh yeah! Ca, mais alors ça c’était good! La grande classe. The Color Wheel est le second long-métrage d’Alex Ross Perry, après un certain Impolex. Du indépendant américain qu’ils appellent ça les gens!

Film produit avec les moyens disponibles, à savoir les parents, les proches, tourné dans des lieux publics et joué par des connaissances et par le réalisateur en personne, The Color Wheel raconte l’histoire d’un frère et d’une soeur, Colin (joué par Alex) et JR (Carlen Altman aussi co-scénariste du film!), qui ne sont pas très proches. Qui se sont d’ailleurs principalement détestés. JR a vite quitté sa famille pour réaliser son rêve, devenir une star, une vie au jour le jour, pas de contrainte, le plus de liberté possible. Mais après s’être faite jeter par son copain, à savoir son ancien professeur, elle demande l’aide de Colin pour venir avec elle chercher ses affaires. Et le road movie commence!

Le film parle des relations familiales, comme ces 2 que tout oppose mais qui sont finalement très proches. Ce qui est vraiment plaisant avec ce film, c’est les dialogues. Bam, bam, bam, ça parle beaucoup, ça clash. Pas de superflu, beaucoup de tranchant, il y a des comptes à régler par ici! Ca me fait penser un peu à du Woody Allen, qui a souvent des personnages au taquet niveau dialogue, ou du Tarantino.

En tout cas, j’ai été totalement charmé par l’ambiance, ce film en noir et blanc, granuleux et nerveux. Les acteurs sont vraiment bons, on passe d’éclats de rire à certaines tensions et on se laisse tout simplement prendre par l’histoire d’un frère et d’une soeur pour un final explosif! La soeur souriante, vivante, cherchant la liberté. Le frère mou, sans ambition, timide et qui travaille dans une boîte. La très bonne surprise du festival.

Image de prévisualisation YouTube

Hodejegerne – Headhunters

C’est reparti pour les projections au Piazza Grande! Il a fait beau toute la journée, le ciel est totalement découvert, rien de tel pour les 2 derniers films de la soirée, et pour moi au festival!

Headhunters, film comment dire, germano-norvegio-danois? :D Réalisé par Morten Tyldum, on passe à l’étape supérieure niveau budget et production, c’est quasi du blockbuster norvégien là!

Roger Brown (l’acteur ressemble à Buscemi, sisi!) est un chasseur de têtes. Ce qu’il fait, c’est qu’il trouve des personnes qualifiées pour certains hauts posts, genre chef d’entreprise, tu vois? Des gens blindés de tunes. Parce que son petit passe-temps à Roger, c’est aller chez ses clients et voler un de leur tableau, en moins de 10 minutes, et sans laisser de trace et se faire de l’oseille! Sauf qu’on tombant sur un ancien G.I Joe nordique spécialiste dans la traque humaine (Lanister, ouais!), c’était un peu du pas d’bol.

Headhunters, c’est un peu un mixte Ocean’s 11 tarantinesque, tantôt très drôle, tantôt ultra gore, le tout sous tension. Une bonne surprise à nouveau. Oui, certaines choses sont prévisibles ou un peu tirées par les cheveux, mais le film a pour sa défense une jolie palette d’acteurs qu’on a pas l’habitude de voir et un grand dynamisme, ça bouge pas mal et on reste scotché, et tout n’est pas si téléphoné que ça!

Surtout que c’était l’occasion de voire Nikolaj Coster-Waldau aka Jaime Lanister de Game of Thrones, en chair et en os! La classe! Héhé

Image de prévisualisation YouTube

Hell

Dernier film! Le film de minuit héhé.

Hell est une production suisse! Oui, oui! On avait un peu peur de voir un film de SF made in Switzerland. Disons que je pense n’avoir jamais vu quelque chose de vraiment convainquant et vraiment pro, à l’américaine quoi, ça fait tellement vite amateur les productions suisses…

Bonne et dernière surprise donc qu’est Hell, film de Tim Fehlbaum. Surtout que le thème n’était pas des plus évident pour ne pas tomber dans le cliché, à savoir un monde futuriste ou règne l’apocalypse. Pas de virus , mais le soleil… Le soleil se range du côté obscur de la force. Le monde vit dans le chaos. Personne à l’horizon, on suivra donc une équipe de jeunes qui ont survécu. Leurs objectifs, trouver un maximum d’eau (parce qu’elle s’est évaporée!) et rejoindre les montagnes, où certains oiseaux se rendent. Y a-t-il de la vie en altitude? Un nouveau commencement? C’est ce qu’on verra!

Ce que j’aime, c’est cette ambiance. Le soleil fait rage, l’image est très jaune, éblouissante et au contraire très sombre lorsque la forêt prend place. Mais dans les 2 cas, on n’se sent pas à l’aise, il y a toujours un petit quelque chose de dérangeant, mais en même temps très harmonieux. Difficile à décrire, c’est très contrasté mais en même temps non! Faites ce que vous voulez de cette description!
La sobriété du film, aaaaah que c’est plaisant aussi! On se passe de tout ce qui est explosion et tout ce qui va avec. C’est aussi une des force pour un film de ce genre, ce qui nous permet d’être ouvert au reste et de s’en prendre pleins la vue quand même!

Image de prévisualisation YouTube