En 2012, la fin du monde sonnera deux fois
Avant la fin du monde version maya et notre mort à tous en décembre, place à la torture dès aujourd’hui (car pas de mort sans torture digne de ce nom)! Et la longue méthode de torture de cette année 2012 répond au doux nom de Jean-Jacques Rousseau (ou JJR pour les intimes, un savant mélange du nouveau film de Eastwood et du fameux JR de Dallas. Mais là, je m’égare.)
Aujourd’hui, 19 janvier, a lieu le lancement officiel des festivités autour du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. Jean qui? Mais oui, vous savez, cet écrivain, philosophe et musicien du siècle des Lumières qu’on laisse volontiers aux Genevois. Un auteur pratiquement incontournable pour tous les collégiens, lycéens et gymnasiens (aah, quelles sont belles toutes ces particularités bien de chez nous!) de Romandie.
Jean-Jacques Rousseau, c’est qui? c’est quoi?
JJR est à la littérature française du 18e siècle ce que Christophe Maé est à la chanson française du 21e: de la niaucherie sans fin (dixit quelqu’un qui a lu l’intégralité des ses Confessions). Mais qu’on le veuille ou non, Rousseau a marqué les esprits par ses écrits philosophiques :
- Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755): il y définit un état de nature pur dans lequel l’homme est bon, car pas encore corrompu par la société. (“na, méchante société! J’vais aller faire l’ermite sur une île parce que personne me comprend”)
- Du contrat social (1762): il y affirme la souveraineté du peuple (rien à redire, c’est très noble comme cause)
- Émile, ou De l’éducation (1762): ou comment faire des grandes théories sur l’éducation alors que lui-même a abandonné ses enfants à l’orphelinat. Eh oui, en plus d’être niauche, il est hypocrite.
Mais je suis obligée d’admettre qu’à côté des ses Confessions, pavé autobiographique qui peut se résumer ainsi: “tout le monde est méchant avec moi, je suis persécuté, incompris et la fessée que j’ai reçue à l’adolescence m’a marqué à vie”, il a quand même écrit quelques jolies phrases. Comme dans Les Rêveries du promeneur solitaire, publication posthume, sorte de réflexion à la première personne sur l’homme, la nature,… De ces 10 promenades, on retiendra surtout la 5e, où il fait l’éloge de l’oisiveté et du farniente, condensé de souvenirs de son séjour sur l’île Saint-Pierre sur le lac de Bienne. Du tout grand (à écouter ici si le cœur vous en dit)
Place aux festivités
Et c’est également sur une île (l’île Rousseau, à Genève) que sont lancées aujourd’hui les festivités autour du tricentenaire de sa naissance. Il faut dire que la ville de Genève a sorti la grosse artillerie: 2012 Rousseau pour tous, un projet qui se veut rassembleur. De la musique, des spectacles, de la littérature, des archives et j’en passe.
Également à découvrir:
- Rousseau 2012 sur la RTS: des émissions culturelles, des documentaires, des dossiers spéciaux, des pièces d’archives,…
- des courts-métrages mêlant fiction, documentaire et essai: La faute à Rousseau. 50 cinéastes rendent hommage au philosophe. Des films à découvrir tout au long de l’année.
(j’aime le: “alors, tu nous fais ton coming-out?” J’ai ris et me réjouis de le voir en entier)
Et pour ceux que ça branche vraiment, soyez toujours le premier informé tout au long de cette année en adhérant à la page facebook 2012 Rousseau pour tous !
Qui a dit que TdB! ne pouvait pas parler de vieux philosophe et écrivain chiant?(parole d’une ancienne collégienne marquée à vie par cet auteur…et de la fessée qu’il reçoit, surtout)

Je remercierai toujours le petit bout de papier de l’oral de français où ce n’était PAS marqué JJR dessus…
En plus d’avoir été traumatisé par sa fessée, il en est devenu fessophile, non?…
(parole d’un ancien collégien marqué à vie par la lecture complète… des deux premières phrases de ses confessions)
Ben sur le mien, c’est bien ce qui avait marqué!
Grmbl
haha, ça se voit qu’on a suivi les mêmes cours! Mais la fessée, tant appréciée par JJR, le serait-elle aussi par d’autres hommes ?