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Les prémices d’une année sombre – Tango Down

Publié le 20 janvier 2012 par dans Geek Net Pixel 1

We do not forgive censorship.

We do not forget the denial of our free rights as human beings.

C’est sur ces bonnes phrases qu’un groupe nommé les Anonymous base leur conception de la vie. Ils ne pardonnent pas la censure, et n’oublieront pas ceux qui enfreindront leurs droits humains. Ce groupe est composé de personnes anonymes bien évidemment, mais qui a la spécificité d’exister partout dans le monde et d’agir là où la masse compte et peut se faire entendre: sur le net. Comment? Ils utilisent un procédé technique (DDos, le déni de service) pour mettre hors service des sites internet qui iraient à l’encontre de ce que veut le mouvement. Ce procédé, il ne faut pas être un génie pour savoir le faire. Bien évidemment, on parle de grands sites, notamment de grosses entreprises leaders. Et les surcharges effectuées contre ces sites  grâce au nombre de personnes empêchent le bon fonctionnement de celui-ci. Le groupe a notamment riposté par le passé lors des gels des comptes bancaires de Wikileaks, en attaquant mastercard et paypal principalement. La section francophone, par exemple, n’hésite pas à adresser des messages à France 2 après un reportage diffusé sur les anonymous, rendant l’opinion négative sur ceux-ci.

Get some popcorn… it’s going to be a long lulzy night. – Anonymous US

Et si vous avez suivi l’actualité, vous aurez remarqué que la une des journaux s’attarde sur la fermeture du site de partage de fichiers Megaupload. Ce site hébergeait de nombreux fichiers légaux qu’échangeaient les internautes mais surtout de grosses sociétés entre eux, mais jouait également dans le partage des données piratées (Pas Megaupload, mais les utilisateurs qui l’ont utilisé, tout en sachant que le fondateur est un ancien hacker). Le site, basé au Japon et dont son fondateur se trouvait en Nouvelle Zélande, a été la cible de critique de toutes les industries ludiques. Malheureusement (ou heureusement c’est selon), des serveurs étaient encore basés aux Etats-Unis, en Virginie. Pourquoi est-ce que le FBI a décidé de fermer le site que maintenant? Allez savoir, mais Universal Music a décidé de porter plainte plus violemment que d’habitude, et la fermeture des principaux serveurs dans le monde de megaupload et l’arrestation de plusieurs membres de la société mettent à mal un réseau immense, et tout cela un jour après le blackout internet de protestation contre les nouvelles lois américaines qui entreront en vigueur ce week-end.

Cela dit, fermer un site qui prend 4% d’internet mondial et qui est classé 13ème au niveau des sites mondiaux, il en fallait pas plus pour créer la colère des Anonymous. Même si le site tente vainement d’apparaître à nouveau même pas 7h après son shutdown, il semblerait qu’il soit impossible de repartir avec la base de donnée à l’heure actuelle. La liberté de droits sous prétexte qu’une partie des utilisateurs (moindre en plus, par rapport aux 150’000’000 d’inscrits!) sont des criminels au même titre que des violeurs (du moins si l’on compare les peines de prisons applicables aux US) a été atteinte. La riposte a commencé:

Les sites du FBI (!!!), Universal Music, de la justice américaine, de la RIAA (défense musicale et autres), MPAA (censure cinématographique),   Warner Music Group, du Copyright americain (accessible par moments) et hadopi (pour l’Europe), entre autres, ne sont plus accessibles depuis l’annonce de l’arrestation. En jargon, ils sont dit “Tango Down”. Il suffit d’utiliser un simple logiciel prénommé LOIC (ha voilà!) pour faire partie de l’attaque. Ou plus simple encore: il suffit d’aller sur ces sites (ici et ici, à vos risques, mais je vous rassure, vous ne risquez rien, ces liens sont valables actuellement à 2h16) pour faire partie de la légion. Je vous mets à disposition d’autres articles pour vous mettre au courant si vous le désirez, car après tout, si les anonymous ne pourront pas éternellement se battre (surtout qu’ils sont à découvert, ce que cherchait le FBI), il faut dire que les nouvelles lois américaines dont je ferai un article ce week-end risque de passablement chambouler la censure sur le net. Mais la restriction de droits comme la liberté d’expression ne doit pas se faire par la contrainte et l’oppression.

Il ne s’agit pas d’une guerre, mais des prémices de ce qu’une action peut engendrer, car il ne faut pas oublier que Megaupload est mort depuis 19h environ le 19 janvier, et vu à la vitesse à laquelle se sont propagées les attaques et les nouvelles, il faut dire que les chose changent et vont désormais être autrement. Les attaques massives se font à partir de tous les continents, et chaque action contre le piratage n’a amené que d’autres actions plus pointues encore dans le monde du hacker. Il y aura eu un avant et un après Megaupload, quoiqu’on en dise, et peut-être même une vague de piratage nouvelle génération. Mai 68, mais sans violences physiques (je m’égard, il est tard…)

Je finirai par dire que dans cet univers très sérieux, moi je suis sûr que le FBI a fait exprès pour m’emmerder de finir mon dossier à rendre pour demain uniquement maintenant alors que je me lève dans 4h00. Non de djeu!

 

EN RESUME:

QUOI? Megaupload, site de partage géant, où de nombreuses données piratées mais également un %age supérieur de données légales a été fermé par le FBI, arrêtant plusieurs membres créateurs.

POURQUOI TOUT CE BOUCAN? Parce que cette arrestation arrive au moment où les lois de censure sur internet aux US vont entrer en action et permettant l’espionnage internet de nombreux individus (on y reviendra ce week-end). On porte atteinte à différents droits humains. Et qu’également VOUS pouvez faire partie de quelque chose qui peut faire bouger les avis des grands de ce monde.

CE QUI CHANGE? Pas grand chose pour le moment, si ce n’est pour les 500’000’000 d’utilisateurs Megaupload. Sauf que, les anonymous, un groupe de gens du monde entier, inconnus, utilisent un procédé internet pour bloquer des pages des grosses entreprises (universal music, site de la justice américaine notamment). La nuit va être longue, la révolution populaire a commencé, et qui sait, sommes-nous en train de passer à Internet 2.0?

Infos complémentaires

Infos supplémentaires

Anonymous Tweet

Et ici, une vidéo non officielle, qui met en scène assez dramatiquement l’affaire, dans le même style que les vidéos anonymous officielles:

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