TROP DU BLOG!


Time to say goodbye

Publié le 8 décembre 2014 par dans Calendrier de l'Avent Chanson du jour Cinéma Roman 2

(Maintenant que vous avez bien la voix d’Andrea Boccelli dans la tête, on peut commencer.)

Dans deux petits jours sort le Hobbit (nos chanceux camarades anglophones auront eu le droit de le voir plus tôt que nous). C’est l’occasion pour moi de revenir sur toutes ces années marquées par l’univers de John Ronald Reuel Tolkien. Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler une “Tolkien freak” : je ne connais pas par coeur l’ensemble des cartes qu’il a dessinées, je ne sais pas l’elfique, ni lire l’angerthas, je suis incapable de vous conter l’histoire complète du royaume de Númenor, ni celle de la Terre du Milieu.

 

JRR Tolkien 1955

“I am in fact, a hobbit in all but size” J.R.R. Tolkien

Pourtant, ce sont des histoires qui ont marqué ma vie.

“Hé maman, moi j’ai peur de devenir grande.”

(Oui quand j’étais petite j’avais déjà un peu le syndrome Peter Pan.)

T’inquiète, mini-moi, grâce à lui, tu ne le seras jamais vraiment.

Depuis ma première lecture du Hobbit (bien avant que ce soit Martin Freeman sur la couverture), qui a marqué le début d’une passion, jusqu’à ce dernier film, l’univers des hobbits, nains et autres elfes a laissé une marque indélébile dans ma mémoire. Plus encore, je pense que ça a construit mon identité. Et là…. c’est fini. Plus de livres (oui, ça c’est depuis longtemps mais bon), plus de films…. Alors oui je sais, peut-être que les films ne sont pas fidèles aux livres, que c’est du business, une machine à fric, je sais que Tauriel n’est pas dans le livre et qu’elle est là parce qu’il fallait bien une femme badass qui tombe amoureuse parce que c’est ce que les personnages féminins font. Reste que, comme pour la fin d’Harry Potter, je m’attends à me sentir orpheline, amputée d’une partie de quelque chose qui me fait vibrer. Oui je pourrai toujours relire les livres et revoir les films, mais je ne pourrai plus me poser la question “Tiens, comment est-ce qu’ils auront fait ça ?”, “Mon dieu est-ce qu’il va vraiment MOURIR comme ça ??”.

Alors aujourd’hui, je voudrais leur dire au revoir, par le biais de la toute dernière chanson qui clôturera cette aventure dans la Terre du Milieu, chantée par Billy Boyd, interprète de Peregrïn Touque (aka le Hobbit le plus débile mais le plus adorable de tous).

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Et plus encore, je voudrais leur dire merci, à tous ces personnages qui furent mes amis lors des périodes les plus dures de ma vie : je me rappelle nettement avoir écouté en boucle la BO du Seigneur des Anneaux en faisant inlassablement un puzzle pour dissiper ma peine face à un deuil plutôt dur ; avoir accroché à mes murs Galadriel et Aragorn, en me disant qu’ils me protègeraient, moi qui avait si peur de dormir; avoir fait des pieds et des mains pour obtenir enfin les VHS des films, et les avoir regardés jusqu’à ce que la bande soit abîmée, le soir, en rentrant de l’école car j’avais la sensation, moi qui me sentait seule au monde, d’avoir fait de ces personnages mes amis; avoir tenté de confectionner un déguisement d’Arwen avec ma cousine; avoir tellement fantasmé sur ce monde que je m’étais fabriqué un personnage avec un nom bien à lui…

Alors les gars, merci, vous avez contribué à la personne que je suis aujourd’hui et j’espère ne pas pleurer en vous disant au revoir au cinéma. :)

gandalf-returns-to-hobbiton

When the cold of winter comes
Starless night will cover day
In the veiling of the sun
We will walk in bitter rain

But in dreams
I can hear your name
And in dreams
We will meet again

When the seas and mountains fall
And we come, to end of days
In the dark I hear a call
Calling me there,
I will go there
And back again