TROP DU BLOG!


L’image de l’Autre

Publié le 15 février 2015 par dans Arts 0

 

Vous connaissez quelqu’un qui étudie/a étudié l’histoire de l’art et vous vous êtes toujours demandé en quoi ça pouvait bien consister? Cet article va peut-être permettre d’esquisser un semblant de réponse.

Pour ce faire, rien de tel que d’appeler à la rescousse le “dieu” (dixit un ancien compagnon d’études et grand fidèle de la salle de cinéma MIS2029 pour récolter ses crédits libres) de la branche.

Le département d’histoire de l’art de l’université de Fribourg est peut-être petit, il accueille néanmoins une des grands pointures du domaine. Il faut parfois prendre du recul et étudier dans une autre université pour se rendre compte de la qualité de ses enseignements. Ou carrément partir à l’étranger et travailler dans un important musée pour saisir sa réputation internationale. Cette pointure, c’est Victor I. Stoichita.

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Il a été en automne dernier l’invité du cycle de conférences organisé pour la sixième fois par la prestigieuse chaire du Louvre de Paris. Durant les cinq conférences, il se propose d’interroger “l’Autre des Temps modernes — les Noirs, Juifs, Musulmans et « Gitans » que l’Europe, alors en quête de sa propre identité, désigne comme des « étrangers intérieurs », entre différence et proximité.”

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Ces conférences sont maintenant disponible en ligne et vous permettront donc de vous faire une idée de ce à quoi peut bien ressembler un cours d’histoire de l’art (souvenez-vous, c’était ça le sujet premier de l’article, avant les louanges et le détour par Paris.)

Les avantages et désavantages de ces conférences virtuelles par rapport aux vrais cours?

Le désavantage
Ne pas avoir le petit teaser “nous aborderons ça…après la pause / la semaine prochaine”.

L’avantage (ou le désavantage), c’est selon
Ne pas avoir la horde de groupies sexa-, hepta- et octogénaires qui occupent les quatre premiers rangs de la salle et qui ne savent pas chuchoter, oublient de mettre sous silencieux leur nokia 3310 et qui arrivent en retard alors qu’ils n’ont que ça à faire de leur journée.

Dans tous les cas, ces conférences à suivre sans quitter son salon permettent de se questionner sur un sujet on ne peut plus actuel. Et qui-sait, ils vous donneront peut-être envie de vous joindre à la foule d’auditeurs libres qui remplit de manière inhabituelle cette bonne vieille salle de cinéma de l’université de Fribourg.