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Publié le 3 mars 2015 par dans Arts Cinéma Insolite Musique Photo Roman Série TV 0

L’hiver est venu, l’hiver a vu, l’hiver est bientôt vaincu.

Non, je voulais pas du tout parler de ça au début mais commencer un article, c’est toujours un peu ch***.

Dooonc, vu qu’il a fait tellement mauvais par moment que je ne suis pas sortie de mon trou à cause de la neige (true story), j’ai eu l’occasion de regarder quelques séries/films/lire quelques livres, toussa toussa.

Quelques films

What we do in the Shadows

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De Jemaine Clement. Un vrai faux documentaire sur des vampires complètement cons (ça n’est pas sans évoquer Vampires, également faux documentaire sur des vampires (sans déconner) par le Belge Vincent Lannoo). C’est néo-zélandais. Et c’est drôle. Très drôle (absurde comme j’aime). J’ai déjà dit que c’était drôle?

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I Origins

I Origins

Un film qu’il vaut mieux regarder sans avoir vu la bande annonce (elle dévoile un peu trop les clés de l’intrigue). Sachez juste qu’il tourne autour d’un scientifique passionné par les yeux, et surtout leur “empreinte”. Ce scientifique, fondamentalement rationnel, tombe amoureux d’une fille aux croyances diverses et variées. Il est réalisé par Mike Cahill, réalisateur de Another Earth, que je vous avais déjà conseillé.

Le monde de Charlie (The Perks of being a wallflower)

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De Stephen Chbosky. Franchement, je n’en attendais pas grand chose, et en fait il est très doux, même si les faits qu’il évoque sont terribles. C’est l’histoire d’un garçon très étrange qui se cherche, et va “tomber en amitié” avec deux “grands” du lycée. J’avoue, j’ai surtout adoré la bande-son qui inclue David Bowie, The Smiths et Sonic Youth, entre autres. Cependant, il reste très américain, donc n’attendez pas un grand moment de cinéma.

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St Vincent

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De Theodore Melfi. Vincent (Bill Murray) est un vieux shnock alcoolique qui finit par prendre sous son aile le garçon de sa voisine, qui est dans une situation familiale plutôt pénible. C’est encore une fois une histoire d’amitié, assez atypique. Je le classerais dans la catégorie feel-good movie. Et sinon, voir Naomi Watts en prostituée russe, ça n’a pas de prix.

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Et sinon je me fais un trip sur le cinéma expressionniste allemand, mais comme c’est assez connu, on passera sur cette étape. :)

Marcel? Musique!

SQÜRL

Découverts en regardant Only Lovers Left Alive (si vous l’avez pas encore vu, foncez, c’est du tout grand Jarmusch – et toute la bande son n’est qu’une succession d’eargasms). D’ailleurs Jarmusch fait partie de SQÜRL. J’aime ce mec.

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EZ3kiel

Tout particulièrement leur dernier album, Lux. Oui, ils passaient à Fri-Son ce week-end, et oui, je les ai loupés parce que je suis allée voir Coilguns et Krüger, alors que je me suis souvenue sur place qu’en fait, j’aimais pas trop Krüger. Oui, c’est très con. En plus Louis m’a tiré les cheveux.

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Stari Olsa

(ou Стары Ольса). Si vous ne le saviez pas, je suis MONSTRE fan de la musique médiévale, celtique, viking, tout ce que vous voulez tant que ça se situe avant la Renaissance (Renaissance inclue). Genre mon album préféré de Dead Can Dance est Aion, loin devant tous les autres, et j’adule Valravn et Wadruna. Bref, j’ai découvert récemment Stari Olsa, groupe de musique médiévale biélorusse, et j’aime beaucoup (oui je sais, faut aimer).

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Une chanson

J’ai aussi réécouté récemment Panda Bear, et sa chanson You Can Count on Me m’a obsédée pendant un bon moment.

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Séries

Ceux qui me lisent depuis un moment savent que c’est assez rare de ma part de conseiller des séries, vu que je n’aime pas vraiment ça. J’ai fini en fait par découvrir que c’étaient les séries américaines (dont HBO), qui me lassaient à vitesse grand V. Par contre, mon amour pour les séries historique et les séries anglaises ne fit que grandir suite à ce constat. Donc, voici deux séries qui correspondent à ce double love.

The Tudors

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Oui, c’est Margaery Tyrell.

Ce n’est pas anglais, mais ça parle d’Angleterre (oui j’ai une passion débordante pour ce pays). Plus précisément, d’Henri VIII, vachement plus sexy dans la série (incarné par Jonathan Rhys-Meyers) qu’en peinture (d’ailleurs, cette série a fait surgir une réflexion sur l’eugénisme – les acteurs sont tous beaux. Genre, vraiment – du petit écran dans mon esprit, mais je l’aime quand même). On suit donc les intrigues de la cour des Tudors, et les amours d’Henri VIII, réputé pour n’avoir pas lésiné sur la braguette. A propos, c’est le même réalisateur que Vikings, pour situer. J’en suis à la saison 2 (sur 4) et ne m’en suis pas (encore) lassée.

Ci-dessous, Henri VIII tel que représenté dans ses portraits. Oui, ça change.

Henry VIII

Utopia

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Tellement bien que j’ai dévoré les deux saisons en 2 semaines (ne cherchez pas, il n’y en a que 2 – par contre je n’ai pas trouvé que ça se terminait en queue de poisson genre “on aurait dû faire une 3ème saison mais on n’a pas eu le budget”. La fin est très cohérente, et rappelle certains films qui se terminent sur un suspense), ce qui est une première pour moi. Toni en avait déjà parlé ici donc je ne vais pas m’attarder, mais vraiment, c’est une pure tuerie : visuels parfaits, musique géniale, arrière-fond de théorie du complot complètement dans l’aire du temps (coucou, illuminatis). Coeur avec les doigts.

Livre

Les Versets Sataniques, Salman Rushdie

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Cela faisait un bout de temps que je voulais lire ce roman, tant à cause de son titre que de la fatwa émise contre son auteur. J’avoue avoir eu un peu peur qu’il ait fait beaucoup de bruit pour rien, mais en fait non. Le style est incroyable (même en traduction française), et il est très difficile à résumer, l’histoire de base étant la lutte entre une incarnation du Bien et une incarnation du Mal, mais avec une foule d’intrigues secondaires. Wikipédia en dit “Le roman [...] est une œuvre complexe s’inspirant de faits réels (l’attentat contre un avion d’Air India en 1985, les émeutes de Brixton en 1981 et 1985, la ferveur populaire autour de l’acteur indien Amitabh Bachchan à la suite d’un accident de tournage en 1982, la noyade tragique en 1983 de plusieurs adeptes chiites d’un illuminé qui les avait convaincus que la mer allait s’ouvrir devant eux, la révolution iranienne de 1979), de références biographiques portant sur l’auteur lui-même ou son entourage, ainsi que de faits historiques inspirés de la vie du prophète Mahomet, légendaires (tel l’épisode dit des versets sataniques [...] qui donne son titre au livre) ou imaginaires. Il repose sur un thème central qu’on retrouve dans d’autres ouvrages de l’auteur : le déracinement de l’immigré, déchiré entre sa culture d’origine dont il s’éloigne et la culture de son pays d’accueil qu’il souhaite ardemment acquérir, et la difficulté de cette métamorphose. Le roman établit des ponts entre Inde et Grande-Bretagne, passé et présent, imaginaire et réalité, et aborde de nombreux autres thèmes, la foi, la tentation, le fanatisme religieux, le racisme, les brutalités policières, les provocations politiques, la maladie, la mort, la vengeance, le pardon…”

Il est quand même utile d’avoir ces quelques pistes pour en faciliter la compréhension (il y a énormément d’histoires dans l’histoire, à tel point que c’est parfois difficile à suivre). Un livre complexe, donc, mais très très très bien. De plus, au moment où je l’ai lu, j’écrivais un travail sur les versets sataniques du Coran (Mohammed aurait reconnu trois déesses pré-islamiques – al-Lat, Manat et al-Uzza – afin d’opérer un rapprochement entre le peuple de La Mecque et l’Umma, et de convertir la ville plus facilement). Donc le contexte me parlait fortement.

En ce moment, j’en suis à la moitié de l’intégrale 3 de Game of Thrones, donc je n’ai rien lu d’autre depuis. Huhu.

Un artiste

Robert Heinecken

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Ce photographe américain, actif des années 60 jusqu’à sa mort en 2006, travaillait quasi exclusivement avec un appareil Polaroïd. Partant du principe qu’il y avait déjà assez d’images produites par la publicité pour ne pas en faire plus, il décide de s’inspirer des magazines de vente par correspondance pour créer une typologie des poses employées dans ces magazines (Lessons in posing Subjects). Au-delà de l’aspect humoristique (très visible dans les légendes de ses photos), il pose une réflexion sur les stéréotypes transmis par la publicité, notamment au niveau du genre, avec un cynisme à toute épreuve. Je me suis marrée toute seule comme une débile en visitant son expo, c’est dire. Il s’amuse également à déshabiller les modèles de lingerie des magazines de vente par correspondance (parce qu’après tout, c’est bien ce que voulait le directeur, hein), et à rhabiller les modèles des magazines érotiques (il est d’ailleurs très intéressant de noter l’évolution des “canons” de beauté du genre érotique, des années 60 à nos jours).

Visible à Fri Art jusqu’au 3 mai.

Un objet

Je vis entre trois maisons, donc me trimballer constamment toutes mes affaires n’est pas sans poser problème. Je remercie donc à chaque fois que je m’en sers mes lingettes démaquillantes en microfibre, qu’il suffit de jeter dans son sac, et qui ne prennent pas de place. Il suffit de les mouiller, se frotter le visage, et ayé, fini. En plus c’est écolo. Oui, c’était fascinant. De rien.

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